Tout au long de sa carrière, Keith Haring a consacré une partie de ses travaux à faire passer des messages sociaux.
Simple but deep
Keith haring
Simple mais profond, voilà comment l’artiste décrirait lui-même son art. En mettant en scène des bonhommes simples d’apparences, Keith Haring fait passer des messages forts sur la société de l’époque, mais toujours d’actualité.

C’est en 1986 que Keith Haring a peint cette fresque, devenue symbole de son combat contre les drogues et ses dangers.
En pleine expansion dans les quartiers New-Yorkais la drogue fait fureur, et cause beaucoup de dégâts notamment en participant à la prolifération du SIDA dans les rues et chez les minorités.

Après avoir lui-même contracté le SIDA et avoir vu de nombreux amis mourir de celui-ci, Keith Haring a dédié son art à ce combat. La priorité étant d’alerter sur les dangers de la maladie et la manière de s’en protéger. L’ignorance étant la plus grande menace, et l’état qui se tait la plus grande cause de mortalité. Dans cette oeuvre, il s’est alors associé à Act Up une association qui milite pour les droits de la communauté homosexuel ainsi que pour l’accessibilité aux soins pour les personnes atteintes du SIDA. Fidèle à ses bonhommes, qui sont sa marque de fabrique, ils représentent ici les grandes institutions qui ne veulent ni voir, ni entendre, ni parler de cette maladie, ce qui ne fait qu’aggraver la situation des personnes infectées.
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